EDF a annoncé, lors de la dernière Assemblée générale des actionnaires, les orientations stratégiques du Groupe à l’horizon 2020. EDF affiche ainsi l’ambition d’être le premier électricien mondial et un acteur majeur des énergies bas carbone. En dépit d’un contexte particulièrement troublé, EDF a d’ores et déjà franchi de grandes étapes en 2011.
Pour répondre à la diversité des situations et aux attentes de ses clients partout dans le monde, EDF a poursuivi sa stratégie de diversification de son mix énergétique et de ses implantations géographiques.
Avec pour ambition de se développer dans les pays où les besoins en énergie sont importants et où il bénéficie de partenariats historiques ou de fortes compétences, le Groupe a ainsi renforcé sa présence en Pologne, et 2011 a constitué une année record en termes de mise en service de projets d’EDF Energies Nouvelles dans l’éolien et le solaire.
En 2011, trois projets d’envergure ont connu des avancées majeures. Le chantier de l’EPR de Flamanville a progressé : 88 % du génie civil et 21 % des équipements électromécaniques sont d’ores et déjà réalisés. En Chine, où le Groupe est engagé dans la construction de deux EPR, la pose du dôme du réacteur EPR de la tranche 1 de Taishan a été réalisée avec succès. Au Royaume-Uni, le choix du nucléaire a été confirmé et EDF a conclu les premiers contrats pour le site d’Hinkley Point C.
La filière française du nucléaire est désormais en ordre de marche, comme le démontrent les nombreux accords signés entre EDF et Areva, en 2011 et début 2012, sur toute la chaîne de valeur (notamment : rénovation contrôle commande des réacteurs 1 300 MW, approvisionnement de long terme d’EDF en uranium…).
Compétitive, réactive et puissante, l’hydroélectricité est la première des énergies renouvelables. Premier producteur hydroélectrique européen, avec une capacité installée de plus de 20 GW en France, EDF s’est engagé dans de nombreux programmes de développement à l’international.
En France, à Gavet (Isère), EDF a pris la décision de remplacer six anciennes centrales hydrauliques par une nouvelle unité souterraine plus puissante et mieux intégrée à l’environnement, dont la mise en service est prévue pour 2017.
EDF a confirmé son ambition de se développer dans les énergies renouvelables avec l’intégration réussie d’EDF Energies Nouvelles (EDF EN) dans le Groupe. 2011 a constitué une année record pour EDF EN en termes de mise en service de projets dans l’éolien et le solaire, portant à plus de 3 500 MW bruts les capacités en exploitation de l’éolien et à près de 415 MW crête bruts celles du solaire.
La construction de nouvelles capacités a été lancée en 2011 (près de 1 800 MW au 31/12).
EDF EN représente 33 % des investissements de développement de capacités de production du groupe EDF en 2011.
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Les centrales thermiques à flamme sont l’une des composantes essentielles de tout parc de production d’électricité, notamment pour faire face aux pointes de consommation. Elles font ainsi partie de la diversification du mix énergétique d’EDF avec un objectif fixé à 25 %, soit une croissance de 7 à 10 GW d’ici à 2020.
Avec les cycles combinés gaz, EDF entend apporter sa maîtrise des technologies les plus modernes, les plus respectueuses de l’environnement ainsi que son savoir-faire en termes de gestion de projet. En 2011, une première unité française a été mise en service à Blénod (Meurthe-et-Moselle), d’autres sont en construction à Martigues (Bouches-du-Rhône) et au Royaume-Uni.
En Pologne, EDF a annoncé, fin 2011, la construction d’une centrale à charbon supercritique à haut rendement sur le site de Rybnik, en remplacement des quatre unités les plus anciennes.
(Extraits synthèse du 31 janvier 2012)
• Les différentes dépenses à la charge des exploitants sont toutes bien identifiées, il n'y a pas de « coûts cachés ».
• Le coût moyen, en tenant compte de la rémunération du capital, est estimé à 49,5 e/MWh. Ce coût confirme les évaluations réalisées par EDF.
• La Cour souligne l'importance de la durée de fonctionnement du parc existant et son impact significatif sur le coût de la filière.
• La Cour relève des incertitudes qui pèsent par nature sur les charges futures, en particulier la déconstruction des centrales et la gestion à long terme des déchets.
EDF est le 1er acteur mondial de la recherche dans le secteur des énergies renouvelables (ENR), avec 250 chercheurs mobilisés. EDF a une approche d'industriel responsable, en déployant les énergies renouvelables avec des coûts maîtrisés : au bon moment, au bon endroit et en gérant l'intégration de ces énergies intermittentes.
Avec l'appui de ses experts, EDF a répondu en janvier dernier, à travers sa filiale EDF EN, à l'appel d'offres lancé par l'état français qui attribuera cinq parcs éoliens en mer pour une capacité de 3 000 MW. à la pointe de l'innovation, EDF expérimente une ferme hydrolienne au large de Paimpol-Bréhat.
Par ailleurs, EDF poursuit ses recherches dans l'éolien classique, la production de panneaux plus compétitifs pour le photovoltaïque, la géothermie profonde, le stockage de l'énergie intermittente (avec un test de grande capacité sur l'île de la Réunion) et les réseaux intelligents.
À terme, le groupe EDF souhaite aider la France à se doter d'une filière industrielle rentable pour toutes les ENR.

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